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le temps des évangiles

À l'ombre de la Bible. Scènes de vie ; aux éditions Golias, janvier 2014

michel_theron_a_l_ombre_de_la_bible.jpg Michel Théron, agnostique de culture chrétienne, nous propose une utilisation toute littéraire de la Bible. Rappelons que « Bible » ne veut pas du tout dire révélation ou parole de Dieu, mais tout simplement une bibliothèque : imaginez donc un meuble avec plusieurs rayonnages pour y placer des livres ou encore la bibliothèque municipale de la ville où vous habitez. L’intérêt de cette bibliothèque est que les auteurs des livres, connus ou inconnus, réels où pseudonymes, parfois plusieurs pour un même ouvrage, etc., ont partagé le long d'une longue chaîne de générations une même culture historique et religieuse, une même tradition, une même foi, si bien que les plus récents se font l’échos des plus anciens. De là l’inséparabilité, contrairement à ce que proposait Marcion au IIème siècle par anti-judaïsme, entre sa partie hébraïque et juive (l’Ancien ou le Premier testament), d’une part, et sa partie chrétienne (le Nouveau testament), d’autre part. Par exemple, on ne peut pas comprendre Jésus si on le coupe de ses racines juives comme on l’a fait pendant trop longtemps.


De même, nous dit Michel Théron, le lecteur de ces livres en imprègne tout son être et c’est d’une façon toute spontanée que, déambulant dans sa quotidienneté, son regard croise sans cesse sa mémoire et que cela évoque pour lui des scènes bibliques. Dès lors, notre vie est placée à "l’ombre de la Bible".


Pourrait-on vivre sans culture ? A défaut des cultures livresques, il y a celles des champs, des fermes, des ateliers d’artisans, des usines, des mines, de la rue vagabonde, des gangs de jeunes, de l’Internet, des vidéos, etc. Mais voilà que pour Michel Théron, et avec lui toute une génération de juifs et de chrétiens (on pourrait y ajouter de musulmans car le Coran régurgite à sa façon la Bible), c’est la Bible qui joue le rôle d’héritage, de patrimoine culturel, de référence libre et acceptée, de nourriture de sens, car nous ne sommes plus ici dans une lecture dogmatique mais tout simplement culturelle.


Foin donc des prétentions religieuses qui font de la Bible une « parole » de Dieu lui-même comme si Dieu avait besoin d’un porte voix ou encore de prophètes perroquets. Un prophète est certes inspiré, mais il l’est par sa propre foi et ses convictions personnelles et il n’engage que lui-même. De même, nous dit l’auteur, le lecteur « s’inspire » de cette mémoire biblique qu’il a emmagasiné en lui et qu’il va utiliser à sa guise sans pour cela prétendre parler au nom de Dieu. Nous sommes donc ici aux antipodes du fondamentalisme qui considère, quant à lui, que ce sont là des textes directement inspirés d’en haut.

Pour en savoir plus, voir sur le blog personnel de l’auteur (lien) et ne pas oublier de cliquer sur l’interview qu’il a donné à son éditeur. Nos lecteurs trouveront dans notre même rubrique "le temps des évangiles" (lien) des présentations d’autres livres de l’auteur ; ou encore faire « Michel Théron » au niveau de la recherche d’articles (colonne latérale à « Rechercher »).

Mercredi 15 janvier 2014 3 15 /01 /Jan /2014 12:39
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

jardins_de_chanabier.jpg

Les Jardins de Chanabier sont une entreprise horticole sise à Aubenas, le long d’un bras mort de l’Ardèche, dont on peut voir les réalisations sur sa page Facebook « jardinsdechanabier ». En plus, Nathanaël Bechdolff, qui mène l’affaire, souhaite y adjoindre un Jardin botanique de la Bible où il y aura les arbres fruitiers qui y sont cités (vignes, figuiers, mûriers, oliviers, etc.) et les plantes. Mieux, l’utilisation d’une source permettra de se référer entre autres au Jourdain et à la piscine de Siloé. Le visiteur baignera d’ailleurs dans l’ambiance de la Terre promise avec des lieux symboliques comme l’arche de Noé (dotée de jeux pour enfants), le Désert, le Jardin de Gethsémani, etc. Chrétien évangélique, l’initiateur de ce projet vit cela comme une aventure de foi. Afin d'acquérir le terrain nécessaire, il envisage de constituer un Groupement foncier agricole (GFA) dans lequel des personnes pourront investir des parts. Pour contact : jardinsdechanabier@orange.fr

Mercredi 14 août 2013 3 14 /08 /Août /2013 16:42
- Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    L'ombre de David, par Jean-Luc Fonty, aux éditions Bénévent, paru en avril 2008, 338 p. , vendu 21,19 euros sur Priceminister (lien)

    jean_luc_fonty_l_ombre_de_david.jpg

    Résumé :

    Que l'on soit croyant ou non, l'affaire Jésus a pénétré dans tous les rouages de notre civilisation. Cependant, malgré tous les livres parus, c'est l'histoire la plus controversée et la plus méconnue. L'interrogation persiste sur cet homme : qui était-il ? Tout commence par la découverte, chez un libraire assassiné, d'un mystérieux parchemin qui raconte la vie d'un Nazoréen. Quel secret dissimule-t-il ? Lordson, historien des religions, entreprend une enquête qui va recouper étrangement les traces de Jésus. Si l'intrigue du récit est fictive, la réalité du contexte historique permet d'apporter un éclairage nouveau sur Jésus et sur les personnages énigmatiques des évangiles. Les principaux chapitres se terminent par une lettre de l'auteur à un certain Philosophus : elle résume l'opinion de l'auteur et justifie ses découvertes.


    A propos de l'auteur :
    Jean-Luc Fonty a arrêté ses études de théologie pour travailler en usine. Cependant, passionné par l'exégèse, il est resté fasciné par l'histoire juive du premier siècle et par celle de Jésus Le Nazoréen. Il est l'auteur de poésies et de contes pour enfants avec des peintures originales de l'artiste peintre Izabel, et de pièces de boulevard pour théâtre amateurs. Il anime un groupe de théâtre, la Troupe du Pont Tournant, qui prépare l'une de ses créations sur la vie et l'oeuvre de Molière, "Molière en mille morceaux".

    Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 18:56
    - Par Jean-Luc Fonty - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    "Etre chrétien dans la modernité. Réinterpréter l’héritage pour qu’il soit crédible" par Jacques Musset *, à paraître à la fin du mois de janvier aux éditions Golias.

    * Jacques Musset a été successivement aumônier de lycée, animateur de groupes bibliques et formateur à l'accompagnement des malades en milieu hospitalier.  Il a écrit plusieurs livres sur l'aventure spirituelle. Il est très actif au sein de l'Association culturelle Marcel Légaut.


    Ce livre se veut délibérément constructif. Il est né de questions  que se pose son auteur depuis plus de 40 ans et qui sont partagées par de nombreux chrétiens.  Constatant le grand décalage – immense fossé - entre ce que Jésus a été, ce à quoi il appelait en paroles et en actes,  et  l’imposante doctrine catholique que professe à son sujet leur Eglise, ils s’interrogent : comment en est-on arrivé historiquement à une pareille distorsion qui frise l’infidélité ? Pourquoi cette doctrine n’est-elle plus crédible dans la modernité présente par un grand nombre de baptisés et de non-chrétiens ? Comment est-il possible de réinterpréter l’héritage venu du nazaréen pour qu’il soit Bonne Nouvelle aujourd’hui ? Dans la culture actuelle qui n’est plus celle d’hier et d’avant-hier  et dont les représentations sur le monde, l’homme et son destin  sont différentes de celles d’un passé révolu, comment dire et vivre à nouveaux frais l’Evangile débarrassé d’un carcan doctrinaire, dogmatique et moralisateur ?  A quelles conditions ? Selon quelles exigences ?


    Le livre se veut une analyse critique de la doctrine officielle de l’Eglise Catholique qui prétend exprimer la Vérité divine. Son auteur la conduit  avec rigueur en montrant comment et dans quels contextes religieux, culturels et politiques elle s’est constituée. Mais en déconstruisant cette doctrine et en  en manifestant sa relativité, l’ouvrage propose  des voies alternatives, cohérentes avec le message et la pratique de Jésus  et enracinées dans la culture de la modernité actuelle. Car la fidélité n’est pas répétition mais recréation permanente.

     

    Sommaire de l'ouvrage :


    I. Une nécessité vitale


    II. Conditions pour  réinterpréter l’héritage
    Conditions psychologiques :  Nécessité de s’approprier tout héritage pour qu’il soit vivant
    Conditions spirituelles : Se donner et non se prêter, / A ses risques et périls / Faire preuve d’intégrité  dans sa démarche / S’inspirer de la démarche de Jésus en son temps vis-à-vis de sa propre Tradition spirituelle ;
    Conditions concernant l’objet du travail : Abandonner la prétention de détenir la Vérité / Concevoir la transmission comme dynamique / Consentir à  la relativité des discours religieux / Identifier les chantiers de l’héritage là réinterpréter / Comme méthode : le débat ouvert / Faire preuve d’intelligence critique, consentir à ce que la recherche n’ait pas de limites imposées au point de départ / Partir de l’homme et de son expérience


    III. Les chantiers d’une réappropriation de l’héritage :

    Le Christianisme,  la Voie ou une voie ? / Une autre approche de Dieu / Une approche renouvelée de la Révélation : quand Dieu parle, qui parle ? /   Dieu a-t-il un projet sur le monde ? / Redonner corps à l’homme Jésus et à son message / Jésus ressuscité ou à re-susciter ? / Jésus, un dieu incarné ou  « l’un d’entre nous avec une intensité  d’exception » ( S. Breton) ? / Les commandements de Dieu sont-ils tombés du ciel ? / Pécheur ou faillible ? / 10° Prier Dieu ou se laisser prier par Dieu ? / 11° Un au-delà de la mort pour les hommes ? / 12° La fin du monde et le retour du Christ ? / 13° Une Eglise d’autorité ou d’appel ? / 14° Désacraliser les sacrements.  / 15° Désacraliser et « désacerdotaliser » les ministères / 16° Peut-on être de la famille spirituelle de Jésus sans être chrétien ?

    Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 09:41
    - Par Jacques Musset - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    it-s-a-girl.jpg

     

    Selon les évangiles, Jésus eut des frères (qui eux sont nommés) et des soeurs (qui elles ne sont pas nommées) (Mt 13, 55-56 et Mc 6, 3), that is the difference ! De sexe féminin, le Petit Jésus n'aurait donc même pas été nommé ! Or, pas de Petit Jésus, pas de christianisme, et pas de christianisme pas d'islam non plus car Muhammad a embrayé sur le messianisme christique ; la face du Monde en aurait été assurément changée.

     

    Fort heureusement, les exégètes déconstructivistes (des bobos savants qui systématiquement mettent en doute tout ce qui est écrit jusqu'à présent sans prendre le temps de reconstruire derrière eux ; un peu comme Attila chef des Huns), nous expliquent doctement (car ce sont les docteurs de Loi d'aujourd'hui !) que peu importe puisque ce sont les premiers chrétiens qui ont tout inventé comme de braves romanciers (bien dommage qu'il n'y avait pas à l'époque de prix Goncourt et compagnie car ils auraient à coup sûr raflé tous les prix, un tas de bons prix !). Bref, toujours selon eux, on n'a pas même pas besoin que Jésus soit né car çà a roulé tout seul, sans lui, grâce à la crédulité des gens de l'époque, grâce aussi - paraît-il - à un excité imaginatif nommé Paul de Tarse, éminence grise ! Et puis, le pape lui-même nous dit que, somme toute, c'est le Jésus de la foi qui compte (qui conte !) et non point le Jésus historique. Foin donc des études et vive le spirituel religieux !

     

    A contre courant, certains unitariens français, plutôt besogneux et du genre glébeux, s'entêtent comme des bénédictins ! Ils vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d'année, du solstice d'hiver à la Noël, avec deux (gros !) dossiers (eh oui ! c'est à lire !) : l'étude des Nativités, soit déjà 9 articles mis en ligne sur le site des Etudes unitariennes (lien), à partir des concepts de ré-incarnation (de héros historiques) et d'incarnation (du Logos, de Dieu) ; et puis un historique des fêtes de la Noël avec le sapin aryen des Perses et de Mithra, un saint Nicolas qui se ballade chez les gnomes d'Europe du Nord puis aux Etats-Unis à bord d'un bâteau espagnol, sans oublier bien sûr le Petit Jésus placé dans sa crèche par saint François d'Assise (sur le site de notre Eglise, à la rubrique "nos fêtes, cérémonies et rituels", avec déjà 8 articles, lien).

     

    Bonnes fêtes de fin d'année et bonnes lectures !

    Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 19:53
    - Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    michel_benoit_silence_oliviers_1couv.jpeg BENOÎT Michel, 2011 - Dans le silence des oliviers, Paris, Albin Michel, 202 p., 19 euros, roman, paru en avril.

     

    Jésus, peu de temps avant son arrestation, se remémore les deux années de sa vie publique. Un roman historique s'appuyant sur les recherches exégétiques de l'auteur et qui vient après d'autres livres qu'il a écrit sur Jésus : Dieu malgré lui, Jésus et ses héritiers, Le 13ème apôtre.

     

    Michel Benoît tient un site et y publie des articles de grande qualité (lien).

    Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 14:51
    - Par Actualités unitariennes - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    Michel Théron vient de publier chez Dervy un livre intitulé "Une voix nommée Jésus : l'évangile selon Thomas" ( lien).


    theron_une_voix_nommee_jesus.jpg Agnostique de culture chrétienne, l'auteur propose une approche littéraire, par les mots, qui permet à la fois une meilleure compréhension des textes, une sensible amélioration ou rectification des traductions, un rebondissement dans la pensée contemporaine. Les vieux textes en ressortent tout rajeunis, requinqués, revitalisés. 


    Auteur généreux, Michel Théron collabore activement à la revue Golias - qu'il émaille de "billets du sacristain" fort pertinents, tient en haleine les auditeurs d'une radio locale basée à Montpellier, assite chaque année aux Journées nationales du protestantisme libéral organisées par Evangile et Liberté, participe activement au groupe "Croissance spirituelle" des unitariens français (en y proposant chaque semaine un thème d'échange) ( lien), etc. Il révèle les multiples facettes de son talent dans un blog perso qu'il vient de lancer ( lien).


    Si vous souhaitez bénéficier de toute la richesse de sa spiritualité, lisez ses livres et inscrivez-vous au groupe d'échange spirituel mis en place par l'Eglise unitarienne francophone "Croissance spirituelle" ( lien).

    Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 18:01
    - Par Actualités unitariennes - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    Roger_Gau.JPGRoger Gau, chrétien unitarien français a publié deux ouvrages dont voici les références.

     

     

     

     

    2010 – Chrétien unitarien ; Jésus n’est pas Dieu ; Dieu merci, publié par eBookPulp, 68 p. (atelier Savoir / religion et ésotérisme, mise en ligne le 4 juin, lien).

     

    Prologue : "Je connais le tabou qui est attaché à la religion et à la croyance. Plusieurs siècles d’obscurantisme sont difficiles à effacer. Je respecte toutes les croyances et je vous demande de respecter la mienne.

    Cet essai est pour l’essentiel une étude bienveillante et critique des textes de base des religions chrétiennes et surtout de l’interprétation qu’elles en ont faite. Il n’est pas en accord avec ma communauté protestante d’origine et je me suis alors rapproché des protestants libéraux. Mais leur croyance n’étant pas nettement affirmée, je me situe, en attendant, comme chrétien unitarien."


    En quatrième de couverture : "Cet essai, à travers ma croyance, est une critique des rites, dogmes, symboles, signes, sacrements, lecture de la Bible, etc., des religions chrétiennes. Peut-être va-t-on me reprocher de vouloir ainsi vider les

    Églises. Ce processus est engagé depuis longtemps et je pense que les Églises ont une grande responsabilité. Par cet essai, je voudrais au contraire ramener les brebis égarées, pas vers la religion, mais vers une croyance monothéiste authentique.

    Ma démarche ne cherche en aucune manière à susciter des luttes stériles et à entretenir de vaines polémiques, mais mon projet est de maintenir une qualité de réflexion, de participer dans un climat fraternel à des débats, d’ouvrir le chemin vers un véritable dialogue.

    Partisan de la théologie libérale, j’entends défendre le principe de la liberté de conscience face aux dogmes et aux doctrines qui étouffent la Parole de Dieu. Après avoir longtemps cherché ma voie, je me considère comme chrétien unitarien."


    2010 – Evangile de Jésus de Nazareth à la manière de Thomas Jefferson, publié par eBookPulp, 26 p. (atelier Savoir / religion et ésotérisme, mis en ligne le 6 juillet, lien)


    En quatrième de couverture : " Évangile c'est-à-dire enseignement de Jésus de Nazareth. Évangile au singulier, car les quatre Évangiles sont différents, mais, plus grave, ils sont parfois contradictoires. Cela fait désordre. J’ai donc choisi d’avoir un seul Évangile basé en priorité sur celui de Marc. Pourquoi ? Parce que Marc était le disciple de l’apôtre Pierre et qu’il a été le premier à écrire son Évangile. Matthieu et Luc s’en sont d’ailleurs largement inspiré et Jean a écrit beaucoup plus tard.

    "À la manière de Thomas Jefferson", qui dans sa Bible a soustrait tous les miracles et actions de Dieu. Pourquoi soustraire les miracles et actions de Dieu ? Mes arguments sont les suivants : le miracle est un dérèglement des lois de la vie, de la maladie et de la mort ; si Dieu est le Créateur des lois naturelles du fonctionnement du monde, pourquoi contrarierait-il, en effectuant un miracle, le fonctionnement de ces lois ? D’autre part, le fait que Dieu

    puisse accorder une guérison miraculeuse à certains et pas à d’autres me pose un problème. La guérison d’un miraculé parmi un million paraît bien injuste et arbitraire.

    Il est reconnu scientifiquement que certainesguérisons ont lieu par « l’effet placebo », qui est considéré comme une forme légère de l’hypnose ou de l’auto hypnose. Il me paraît bien évident que la foi puisse favoriser cet effet, et à cet égard, Jésus a sans doute joué un rôle déterminant dans les guérisons décrites dans les Évangiles."


    Pour trouver ces publications, on peut aller aussi sur le site personnel de l'auteur (lien).

    Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 06:35
    - Par Roger Gau" - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    manuscrit_ethiopien_4_siecle.jpg Un manuscrit illustré du IVème siècle a été découvert par Blair Priday, membre du Fond du patrimoine éthiopien, dans un monastère chrétien en Ethiopie. C'est le plus ancien manuscrit illustré.

     

    photo vue sur Zigonet


    Est-ce le Jésus enseignant, avec les deux doigts levés, assis sur un trône royal couvert d'une peau de léopard, auréolé de sainteté ? En tout cas, c'est de toute beauté.

     

    A ses pieds le poisson pêché, symbole des convertis "Vous serez pêcheurs d'hommes".

    Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 19:07
    - Par Actualités unitariennes - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    Découverte à Rome : les icônes de Pierre, Paul, André et Jean, datant de la fin du IVe siècle, se trouvent au plafond d'une petite chambre funéraire dans les tons ocres et rouges située dans les catacombes de Santa Tecla.  Ces dernières sont situées à environ 500 mètres de la basilique Saint-Paul-hors-les-murs, l'une des quatre basiliques majeures de la capitale italienne, où se trouve la sépulture de Saint-Paul. Pour André et Jean, il s'agit des plus anciennes représentations.

     

    paul_rome_fin_4eme-siecle.jpg

    Ces catacombes avaient été édifiées à la demande d'une "nobildonna" (femme appartenant à une famille noble, mais sans titre de noblesse). "Cette découverte démontre l'introduction et la diffusion du culte des apôtres aux origines du christianisme", a expliqué Barbara Mazzei, directrice de la restauration de cette chambre funéraire.


    Extrait de l'article du Journal La Croix, le 22 juin 2010 (lien)


    la photo est de l'AFP (SOLARO/AFP) : Un archéologue montre l'icône de saint Paul découverte dans les catacombes de Santa Tecla à Rome .

    Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 09:26
    - Par La Croix - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    linceul-de-turin_ian-wilson.jpg Ian Wilson, mars 2010 - l'Enigme du Suaire, la contre enquête, chez Albin Michel, Paris, 416 p., 22,50 euros

     

    Alors que toutes les analyses donnaient le linceul de Turin comme authentique à 99 % (chiffre scientifiquement "correct" qui veut dire à 100% ! ), la datation au carbone 14 donna une date complètement contradictoire, renvoyant au Moyen-Age. Bref, le cul entre deux chaises ! Non confirmation avec pourtant une technique très fiable, mais en même temps impossibilité d'en revenir à l'hypothèse d'un faux !


    Drôle de situation qui n'a pas empêché de dormir les scientifiques dont certains confondent manifestement technologie d'un laboratoire de recherche et recherche scientifique proprement dite. Le Linceul fut tout simplement mis au placard ! En fait, c'est un artisan du textile qui a compris la contradiction : les analyses ont été faites sur des échantillons en bordure du linceul (l'Eglise n'ayant pas voulu que l'on touche plus à l'intérieur !). Mais voilà ! les échantillons ont été pris sur des bords ravaudés (car on y avait auparavant prélevé maintes reliques !) précisément lorsque le tissus était en France. Les analyses ont donc daté le ravaudage (au moyen de fils de coton légèrement teints en ocre), confirmant le travail de préparation avant la première ostentation du linceul à Lirey-en-Champagne. Retournement spectaculaire de situation car cette datation, finalement, confirme une importante étape historique.

     

    Voir notre dossier sur le linceul de Turin (dit "Suaire"), dans les Etudes unitariennes (lien).

     

    Quant aux religieux, ils nous disent fort doctement qu'on n'a pas besoin de preuves pour croire ! Ben, voyons ! Il faudrait les croire sur leur bonne mine et leurs bonnes paroles. Certains nous prennent vraiment pour des cons : il nous faut sans cesse prier pour avoir la grâce, la foi, pour adhérer les yeux fermés aux "saints" mystères, et patati et patata. De ce discours piétiste aux naïfs, nous n'en voulons plus.

     

    Nous voulons savoir si Jésus a réellement existé historiquement, ce qu'il a fait, ce qu'il a dit, quel était son projet, comment il est mort, s'il est possible de ressusciter d'entre les morts ou bien si son corps a été enlevé (par sa famille ? par ses disciples ? par les esséniens ?). C'est le moins que des chrétiens d'aujourd'hui sont en droit de demander ! Est-ce trop exiger aux prédicateurs et autres sermonneurs cléricaux ? 


    Alors, pour une fois qu'on a des vestiges archéologiques sur Jésus, eh bien étudions les !

    Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 16:54
    - Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    Les analyses au carbone 14 qui renvoyaient à une date du Moyen-âge ont été réalisées à partir de bords du linceul qui ont été effectivement ravaudés à cette époque. Il convient donc de recommencer l'opération avec des échantillons plus centraux. Un récent documentaire diffusé sur ARTE a fait le point sur cette question d'une façon scientifiquement convainquante.


    Les Actualités unitariennes joignent leur voix à d'autres pour réclamer que les recherches se fassent jusqu'au bout : la science avant tout afin de connaître ce qui a bien pu être le linceul de Jésus. C'est là une démarche scientifique conséquente et non pas une attitude dévote. Les vestiges archéologiques, çà s'étudient. Il n'y a pas là à avoir d'états d'âme religieux ou anti-religieux ou autres contorsions.


    Nous ne comprenons pas les réticences de l'Eglise romaine face à son devoir de propriétaire détenteur de cette relique et nous ne pouvons qu'être surpris par le scepticime religieusement correct de nombre de chrétiens et de leurs principaux médias, qui s'en tiennent à une version antérieure désormais obsolète, des connaissances scientifiques. La prudence n'est pas de mise ; il faut passer aux actes, à savoir une nouvelle analyse au carbone 14.

     

    Mardi 25 mai à 20h 30, à l'église Saint-Sulpice (Paris), le père Henri d’Antin (de retour du pèlerinage diocésain à Turin) et Arnaud Upinsky (mathématicien, épistémologue, spécialiste du Linceul de Turin, auteur de « L’Église à l'épreuve du Linceul »), proposent une soirée sur le "Saint Suaire".

     

    lintur.jpg

     

    Les Etudes unitariennes présentent également une rubrique  sur le "Linceul de Turin" (car il s'agit d'un linceul et non pas d'un suaire) où les chrétiens unitariens suivent attentivement cette question, sans a priori, jusqu'à son terme scientifique.

    Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 19:53
    - Par Actualités unitariennes - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    Jesus_en_3D_portrait.JPG Bizarrement, ce portrait en 3D établi récemment par le spécialiste en imagerie américain Ray Downing, en février dernier, ne circule pas dans les médias français. Les Actualités unitariennes, quant à elles, sont fiers de la personne de Jésus, maître spirituel pour  les chrétiens unitariens, qui s'en disent disciples, et haute figure spirituelle de référence pour tous les autres unitariens sans exception. Elles sont particulièrement heureuses de l'offrir à leurs visiteurs en ce jour de Pâques. Pour plus d'information, voir notre article à la rubrique "le linceul de Turin" dans les Etudes unitariennes "Une apparition moderne de Jésus : son portrait en 3D tiré de son linceul"

    Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 19:19
    - Par Actualités unitariennes - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Unitariens

    tisserands_moyen-age.JPG Malgré que le travail en 1978 d’une importante équipe américaine de scientifiques écartait toute œuvre de faussaire, l’opinion publique s’est laissée abusée dix ans après, en juillet 1988, par la publication des résultats de l’analyse au carbone 14 d’un échantillon du linceul en question : c’était de nouveau un « faux » datant du Moyen âge ! Voilà que maintenant on nous dit – scientifiquement parlant avec démonstration - que cet échantillon n’était pas valable car provenant du re-tissage d’une bordure du linceul d'où avaient été prélevées des reliques.

     

    tisserands au Moyen âge européen


    Merci à la télévision, car l’opinion publique s’en tient encore aux résultats de l’analyse de 1988 au carbone 14 et que les Eglises chrétiennes ont abdiqué toute prétention en la matière par lâcheté, par manque de conviction, ou bien pour se replier sur la foi qui est le domaine qu’elle gère sans partage ... Par deux fois depuis cette fameuse datation de 1988, la télévision a osé dire tout haut ce qui se disait tout bas dans des milieux très spécialisée.

     

    Une première fois, le 16 juin 2009, TV5 Monde dans son émission « Question à la Une » signalait que les historiens certifiaient l’existence du linceul avant la datation donnée (1260-1390), notamment avec l’étude d’une enluminure du codex hongrois De Pray (1192-1195) (nous en avons aussitôt rendu compte dans un article  dans les Etudes unitariennes : "Lorsque les historiens défendent le Suaire de Turin").

     

    Et puis pour la Pâque 2010, Arte, ce samedi 3 avril à 20h 40, a fait l’honneur aux chrétiens d’aborder de nouveau le sujet : « Le Suaire de Turin : la nouvelle enquête » (un film réalisé par Michael Epstein). Voir notre article de ce jour dans les Etudes unitariennes (lien ) "Le linceul de Turin enfin en voie d'authentification par la communauté scientifique". Film déjà ancien car réalisé en 2008 (au Royaume uni), mais, vu le lynchage médiatique dont ce « Suaire » a fait l’objet, on ne peut pas demander non plus les buzz de l’actualité !


    Des rediffusions toujours sur Arte sont prévues durant ce mois : les mercredi 7 avril à 10h 05, samedi 10 avril à 10h 55 et dimanche 11 avril à 5h 15. Pour revoir l'émission sur le site d'ARTE (lien)

     

    La question n’est pas de croire ou ne pas croire, mais de savoir. C’est en effet à partir de la connaissance scientifique que la religion peut réfléchir sur des faits, mais faut-il encore que la science soit rigoureuse. Alors que le technicien a confiance dans les résultats obtenus par une méthode particulière, le savant, quant à lui, sait qu’une hypothèse, pour être valable, doit tenir compte de tout le savoir accumulé jusqu’à présent.


    Disons le carrément, une bonne partie de la communauté scientifique, sans doute trop techniciste, a fait preuve de conclusion tout à fait hâtive, se limitant à une datation par carbone 14 sans avoir une vue d’ensemble de la question. Le carbone 14 s’est prononcé infailliblement pour un échantillon et non pour l’ensemble du linceul ! Une machine ne rend compte que de ce qu’on entre dedans. L’extrapolation de l’échantillon à l’ensemble de la pièce est une erreur de méthodologie car il n’y a eu aucune analyse sur la représentativité de l’échantillon. Même en sciences humaines (et je parle ici en tant que sociologue) on fait mieux !

     

    Et puis, avec tout ce que l'on savait déjà sur ce linceul, il n'était plus possible de revenir en arrière, à la première hypothèse d'un faussaire. Il fallait être totalement ignorant du dossier pour le faire ... et bien des scientifiques bornés l'on fait !

     
    Arroseurs arrosés ; pour une fois ce ne sont pas les croyants qui sont pris pour des naïfs et des imbéciles !


    Et que dire des Eglises chrétiennes qui ont honte de parler du linceul de leur fondateur alors qu’elles s’empressent de célébrer une résurrection dont elles n’ont pourtant aucune preuve matérielle, ni aucun témoignage direct. Les témoignages dont il est question dans les évangiles sont en fait des déductions à partir du constat du tombeau vide et des textes messianiques ainsi que nous l’avons expliqué dans nos Etudes unitariennes à la rubrique "Le tombeau vide" (lien ).


    Et si le vendredi saint (la mort de Jésus sur la croix) était finalement plus important (en tout cas plus assuré comme fait historique) que la résurrection supposée du jour de Pâque ? C’est ce que donne à penser la prédication pascale de la révérende Maria Pap, ministre du culte de l’Eglise unitarienne de Transylvanie et titulaire de la chaire de l’Eglise unitarienne francophone (EUfr) "Le saint malfaiteur" (lien ).


    A l’honneur des unitariens, nous avons été plusieurs (Roger Sauter, Jean-Claude Barbier) à maintenir envers et contre tous notre intérêt pour le linceul de Turin ; la même chose d’ailleurs pour le tombeau de Talpiot (Pierre Bailleux, Jean-Claude Barbier) où là aussi des chercheurs se sont montrés plus qu’hâtifs dans leurs analyses (lien ).


    Aujourd’hui, en plus de quelques très rares électrons libres comme Michel Benoît (lien ), seuls des unitariens sont capables de souhaiter qu’une religion rappelle les faits historiques tels quels sans extrapoler outre mesure, même si elle doit rendre compte aussi d’une tradition religieuse qui, elle, s’est amplifiée au fil des siècles. Pour l’instant, la mort de Jésus est un fait avéré, et la résurrection est une espérance – certains parlent d’une réalité spirituelle (sans se prononcer sur la base historique ou non ! ce qui s’appelle tourner autour du pot …).

     

    Quand donc les chrétiens abandonneront-ils la langue de bois et regarderont-ils en face les réalités historiques ... Faut-il donc enchanter le monde ou le réenchanter pour être chrétien ?


    Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 11:31
    - Par Actualités unitariennes - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    Après Adieu l’Eglise, chemin d’un prêtre-ouvrier, édité en 2004 chez L’Harmattan, Paris, Jacques MEURICE vient de publier un second ouvrage : Jésus sans mythe et sans miracle. L’évangile des zélotes. chez Golias, Villeurbanne, en juin 2009.

    Jésus sans mythe et sans miracle. L’évangile des zélotes
    est un essai, à tous les sens du terme. C’est l’essai d’un prêtre du diocèse de Tournai (Hainaut), d’abord vicaire en paroisse à Soignies, puis prêtre-ouvrier en sidérurgie à Charleroi, ancien d’Echanges et Dialogue, marié, père de famille, engagé politique et syndical. Ni universitaire, ni théologien, c’est à tous les niveaux, un simple militant de base. 

    Ce qu’il a essayé, c’est de décrire, dans son milieu, un homme : Jésus, prophète d’amour et de lumière, témoin de la vérité, acceptable et compréhensible pour les gens de notre époque. 

    Ce n’est pas un ouvrage historique, ni non plus un roman, cela reste un essai de remettre dans son contexte, avec les caractéristiques de son temps, celui qui pour nous a influencé en esprit et en vérité les vingt siècles qui ont suivi tout en étant le plus souvent mal compris et mal interprété. L’auteur a délibérément ignoré les dogmes qui ont été formulés par l’institution religieuse et tout le merveilleux qui a été accumulé sur ce personnage, considérant que la personne a toute sa valeur sans ce fatras. Qui le lui reprochera ?

    Ce livre est une invitation à penser le christianisme comme autre chose qu’une religion, le Christ comme autre chose qu’un dieu parmi d’autres, l’Evangile comme un message qui donne un sens à la vie plutôt qu’un amas de liturgies, de rites et de sacrements, dont l’homme d’aujourd’hui n’a que faire. 

    Jésus sans mythe et sans miracle. L’évangile des zélotes
    est édité en juin 2009 par les Editions GOLIAS, à Villeurbanne (Lyon). Il est mis en vente et peut être commandé dans toutes les bonnes librairies. 164 pages. 16 €. Maison d’éditions : GOLIAS, BP.3045. 69605 Villeurbanne cx. France. tél. 04 78 03 87 47, Fax. 04 78 84 42 03, courriel  La distribution en Belgique est assurée par : DIFFUSION NORD-SUD, rue Berthelot,150, 1190-Bruxelles. Tel : 02/3431013, Fax : 02/3434291, courriel  Pour un contact avec l’auteur : courriel   

    Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 18:54
    - Par éditions Golias - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    S’approprier l’évangile selon Matthieu

    comprendre le texte, risquer sa propre parole

     

    Ce livre, fruit d’un travail en groupe pendant deux ans, vient d’être réédité. La nouvelle édition est particulièrement augmentée par rapport à la précédente. Cet ouvrage est destiné à des gens dûment motivés mais qui n’ont pas reçu une culture biblique minimale et qui ne se sont guère permis jusque là de se dire à eux-mêmes et de partager avec autrui leur propre parole à la suite d’une lecture biblique. Il vient à point à la veille de la nouvelle année liturgique (2009-2010) dont les évangiles dominicaux sont empruntés pour la grande majorité à l’évangile selon Matthieu.

    Deux exigences sont requises pour tirer profit de ce livre :

    D’abord, comprendre le texte tel qu’il se présente. Ecrit il y a près de vingt siècles dans un contexte historique, ecclésial, social et culturel tout à fait différent du nôtre, il ne peut manquer de surprendre voire de dérouter et même de rebuter. C’est pourquoi, il est nécessaire d’acquérir un minimum de clés de lecture pour éviter faux-sens et contresens et entrer, autant que possible, dans l’intelligence de ce qu’ont voulu dire les rédacteurs.

    Les enluminures des évangiles de l’abbaye Saint-Médard de Soissons
    (lien)

    Mais afin de se nourrir du texte étudié, il est non moins essentiel au lecteur de se risquer à exprimer sa propre parole, c’est à dire l’écho singulier que ce texte a dans sa vie aujourd’hui. Sans actualisation, les paroles évangéliques resteraient en effet lettre morte. Les re-susciter et les partager avec d’autres lecteurs est une expérience d’une étonnante richesse à la portée de tous. Ce livre peut être un instrument de recherche personnelle et en équipe, afin que les antiques paroles reprennent vie et soient nourriture.

    A commander chez l’auteur : Jacques Musset, 12, rue du Ballon, 44 680 Ste Pazanne, 12€ + 3€ de port.

    Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 08:39
    - Par Jacques Musset - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    Après Adieu l’Eglise, chemin d’un prêtre-ouvrier, édité en 2004 par L’Harmattan, Paris, Jacques Meurice vient de publier un second ouvrage : Jésus sans mythe et sans miracle. L’évangile des zélotes.

    Jésus sans mythe et sans miracle. L’évangile des zélotes
    est un essai, à tous les sens du terme. C’est l’essai d’un prêtre du diocèse de Tournai (Hainaut), d’abord vicaire en paroisse à Soignies, puis prêtre-ouvrier en sidérurgie à Charleroi, ancien d’Echanges et Dialogue, marié, père de famille, engagé politique et syndical. Ni universitaire, ni théologien, c’est à tous les niveaux, un simple militant de base.

    Ce qu’il a essayé, c’est de décrire, dans son milieu, un homme : Jésus, prophète d’amour et de lumière, témoin de la vérité, acceptable et compréhensible pour les gens de notre époque.

    Ce n’est pas un ouvrage historique, ni non plus un roman, cela reste un essai de remettre dans son contexte, avec les caractéristiques de son temps, celui qui pour nous a influencé en esprit et en vérité les vingt siècles qui ont suivi tout en étant le plus souvent mal compris et mal interprété. L’auteur a délibérément ignoré les dogmes qui ont été formulés par l’institution religieuse et tout le merveilleux qui a été accumulé sur ce personnage, considérant que la personne a toute sa valeur sans ce fatras. Qui le lui reprochera ?

    Ce livre est une invitation à penser le christianisme comme autre chose qu’une religion, le Christ comme autre chose qu’un dieu parmi d’autres, l’Evangile comme un message qui donne un sens à la vie plutôt qu’un amas de liturgies, de rites et de sacrements, dont l’homme d’aujourd’hui n’a que faire.

    Jésus sans mythe et sans miracle. L’évangile des zélotes

    Il sera mis en vente et pourra être commandé dans toutes les bonnes librairies. 164 pages. 16€.

    Maison d’éditions : GOLIAS, BP.3045. 69605 Villeurbanne cx. France. Tel. 04 78 03 87 47

    Fax. 04 78 84 42 03, courriel 

    La distribution en Belgique est assurée par : DIFFUSION NORD-SUD, rue Berthelot,150, 1190-Bruxelles. Tel : 02/3431013, Fax : 02/3434291, courriel 

    Pour un contact avec l’auteur, courriel.

    est édité en juin 2009 par les Editions GOLIAS, à Villeurbanne (Lyon).

    Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /Juin /2009 16:27
    - Par éditions GOLIAS - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    Né à Nazareth, en Galilée, vers l’an 7 avant Jésus-Christ.

    Fils de Joseph (de la descendance de David) et de Miriam (Maria en romain, de la descendance d’Aaron par une femme).

    d'après le "Suaire de Turin" et les techniques photographiques de la NASA.

    Groupe sanguin AB (celui-ci est le plus rare avec une fréquence de 3 à 5% en Europe, 10 à 12 % en Chine et au Japon et pouvant atteindre jusque 15 % au Moyen-orient dont le peuplement est fort hétérogène).

    Taille, plus de 1,70 m. 
    Cheveux longs et barbe

    Portait une robe (comme celle de Trèves ? dont la largeur sous les bras est de 1,09 m)
    et une tunique (celle d’Argenteuil ? 90 cm sous les bras) d’un seul tenant, qui sera tirée au sort par les soldats romains lors de son supplice.

    Il rejoint en automne 26 * le mouvement de Jean (son cousin maternel ?) qui, depuis le printemps ou le début de l’été de l’an 26, baptise sur les rives du Jourdain. Jean est prêtre de la tribu des Lévi, un descendant d’Aaron, le frère de Moïse.
    * L’année automne 26 – automne 27 est une année sabbatique durant laquelle les paysans doivent laisser la terre se reposer ; ils sont donc plus disponibles pour circuler en dehors de leurs villages.


    Début de l’an 28, il se replie en Galilée, sur les rives du lac de Tibériade après l’arrestation de Jean-le-baptiste par Hérode Antipas (le prisonnier sera décapité un an après, au début de l’an 29). Il prêche la repentance de nos péchés, la justice vis-à-vis des opprimés, l’arrivée imminente du Royaume de Dieu et le Jugement dernier.

    De décembre 29 (ou avant), jusqu’au printemps de l’an 30, Jésus est probablement réfugié à l’est du Jourdain.


    Mi mars de l’an 30, arrivée de Jésus à Jérusalem en vue de la Pâque fixée le vendredi 5 avril, le 15 nisan. Veut-il mettre à profit la longue fête (le jour de la Pâque suivi d'un sabbat) pour mobiliser la foule ?


    Il est arrêté et condamné à mort sous Ponce Pilate (procurateur de la Judée de 26 à 36), sous le règne d’Hérode Antipas (fils d’Hérode le Grand, roi en Galilée et sur la Pérée de - 4 à 39) ; Anne, le gendre de Caïphe, étant Grand prêtre à Jérusalem.


    Il est couronné d’épines par dérision pour ses supposées prétentions royales par la Légion romaine et f
    lagellé * avec le fouet utilisé par les Romains (le flagellum) dont les lanières sont terminées par des os de moutons. Il porte sur son dos la traverse de son supplice (le patibulum) (voir aussi les traces correspondantes sur la tunique d’Argenteuil). Puis crucifié à la méthode domaine. Le supplicié, allongé par terre, est cloué au patibulum à chaque poignet (ce qui fait replier le pouce), puis la pièce de bois est montée sur le pieu (le stauros). Ensuite un clou transperce les os des talons – les deux talons étant superposés – les pieds légèrement fléchis pour que le supplicié appuie sur ses pieds et tire sur ses bras afin de pouvoir respirer (l’agonie pouvait durer 2 à 3 jours). Sur ordre de Ponce Pilate, le motif de la condamnation est mentionné sur un écriteau, rédigé en latin, en grec et en hébreux "Voici Jésus, le roi des Juifs").
    * Jésus reçut le deuxième des châtiments corporels en usage chez les Romains, à savoir la flagellatio, qui prenait place entre la simple fustigatio et, le plus cruel, la verberatio.


    Mort en l’an 30, à la veille de la Pâque juive, ayant une trentaine d’années, après avoir été exhibé au sommet du Golgotha de 9h à 15 heures.


    La cause de la mort est mis au compte de l’asphyxie du supplicié, mais en juin 2005, le docteur israélien Benjamin Brenner, chercheur à l’hôpital Rambam d’Haïfa pense que, dans le cas de Jésus, ce fut peut-être une embolie pulmonaire liée au stress de la Passion et le fait que Jésus fut privé d'eau et nourriture pendant les 12 heures qui ont précédé sa mort. De là le sang mélangé à de l’eau qui sort de la plèvre perforée par le coup de lance.


    Percé au flanc droit par un coup de lance lorsqu’il était déjà mort ; 
    n’ayant pas eu les os du tibia brisé (pour accélérer la mort juste avant le début du sabbat) puisque déjà mort. Transporté avec un suaire sur la tête en comprimant le nez par où avaient lieu des écoulements de sang (d'après les analyses du suaire d’Oviedo).  Déposé provisoirement dans une tombe, dans des jardins aux abords immédiats du lieu de supplice. Mis dans un linceul de lin, tissé à la mode locale et où l’on a retrouvé entre autres des pollens de Palestine.  Enterré définitivement dans un autre lieu ; à Talpiot (entre Jérusalem et Béthanie où Jésus avait des amis) ?

    Jésus aura une succession dynastique en accord entre sa famille et les apôtres et autres disciples.


    Son frère, Jacques, lui succède à la tête de la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem. Jacques est mis à mort * en 62 à l’initiative du Grand-prêtre Anne II (le fils de Anne qui instruisit le procès de Jésus). Anne II mit à profit l’absence de procurateur à Jérusalem entre la mort de Festus et l’arrivée d’Albinus ; pour cela, il sera destitué par Hérode Agrippa II qui était à Césarée.
    * Il fut précipité du haut de l’enceinte sud-est du Temple, puis lapidé et achevé à coup de bâton, d’autres disciples sont condamnés à mort avec lui.

    Simon prend la succession. Est-ce le Simon qui est mentionné dans la liste des frères de Jésus, sans doute comme étant le cadet car il vient en dernier après Jacques, Joset/Joseph, et Jude ... et devant les soeurs de Jésus ? 
    Il est dit "fils de Clophas" par Eusèbe, lequel précise que Clophas est frère de Joseph. Clophas est connu dans l'évangile de Jean comme époux d'une nommée "Marie". Le Simon qui prenda la succession pourrait être alors un cousin de Jésus. L'historien James Tabor va plus loin en pensant que Clophas aurait pu épouser Marie selon la coutume du lévirat, et Simon être finalement demi-frère de Jésus (et pas seulement son cousin).
    Quoiqu'il en soit, il est à la tête de la communauté de 62 à 106  - date à laquelle il est crucifié, ayant plus de cent ans selon Epiphane, sur ordre de l’empereur Trajan parce qu’il était un descendant du roi David.

    Jude lui succède. Le Jude, frère de Jésus mentionné dans les évangiles, est sans doute mort depuis, mais les Constitutions apostoliques, rédigées à la fin du IVème siècle, avancent que ce Jude était également un frère de Jésus ! Retenons l'hypothèse d'un lien de parenté.

    Suite à la Seconde guerre Juive, l’empereur Hadrien exclut tous les Juifs de Jérusalem en 135. On retrouvera trace de la communauté " nazoréenne " à Pella en actuelle Jordanie (où ils seront considérés comme une secte par les Pères de l’Eglise car trop judaïsant aux yeux de ces derniers bien qu’acceptant les textes canoniques). Egalement en Syrie chrétienne, la secte des Eboniens qui eux n’acceptent que l’évangile de Matthieu et sont très anti-pauliniens.


    Les judéo-chrétiens de Jérusalem étant appelés les " nazoréens " (sans doute pour désigner les adeptes de celui qui était originaire de Nazareth), Jésus sera dit aussi Jésus-le-Nazoréen. 
    Il est de nos jours connu sous le nom de Jésus-Christ (Jésus l’Oint, le Christ, le Sauveur que les juifs messianiques attendaient).


    Sources :


    James Tabor, 2006, La véritable histoire de Jésus ; un enquête scientifique et historique sur l’homme et sa lignée, Paris : Robert Laffont, 345 p., traduit en français par Bernard Cohen.


    Divers sites consultés sur le linceul de Turin, le suaire d’Oviedo et le codex hongrois De Pray.

    Voir sur ce site les rubriques "le temps des évangiles" et "le tombeau de Jésus".

    Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 16:52
    - Par Jean-Claude Barbier - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    prédication de Didier Travier
    au culte du dimanche 24 mai 2009 au temple de l’Eglise réformée du Mans,
    d’après lectures de 1 Samuel 21, 2-16 (1-7), 1 Jean 4, 11-16, Jean 17, 11-19
    publié dans la Correspondance unitarienne, n° 92, juin 2009

     

    Le texte qui est proposé aujourd’hui à notre méditation est un fragment de ce qu’il est convenu d’appeler la " prière sacerdotale ". Jésus n’a probablement jamais prononcé en ces termes cette prière. Pas plus que par exemple Périclès n’a prononcé littéralement les deux célèbres discours aux Athéniens rapportés par l’historien grec Thucydide. C’est un procédé courant dans la littérature antique que de placer dans la bouche d’un personnage historique des paroles qui expriment la compréhension profonde qu’un auteur a de son enseignement ou de son action. Et c’est ce que fait Jean ici.

    Et ce qui est tout à fait significatif, c’est que l’évangéliste situe cette prière au moment où Jésus va mourir. Cette prière prend ainsi la valeur d’un testament. C’est donc le testament de Jésus que l’évangéliste nous fait entendre.

    Ce testament se compose de trois parties. D’abord Jésus dresse en quelque sorte le bilan de son œuvre. C’est le passage qui précède celui que nous avons lu. Dans le texte du jour, Jésus prie pour ses disciples qu’il désigne, en s’adressant au Père, comme " ceux que tu m’as donnés ". Cette partie concerne le premier cercle des disciples, ainsi que le montre l’allusion à l’un des douze, à savoir Judas, " le fils de perdition " (v. 12) Puis, après notre texte, la perspective est élargie : " ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole " (v. 20). Par cet élargissement qui s’étend aux disciples à venir, et à travers eux à l’humanité entière appelée à suivre le maître, on peut dire que nous sommes, tous tant que nous sommes, inclus dans la prière du Christ, consignés dans son testament.

    Au moment où Jésus va mourir, c’est-à-dire, en langage biblique, au moment où il va quitter le monde pour rejoindre le Père, c’est précisément des rapports du disciple au monde dont il est question. Trois traits caractérisent la situation du disciple dans le monde :

    - D’abord le disciple est " dans le monde " et doit y rester. " Je ne te prie pas de les ôter du monde " (v. 15). Etre dans le monde, c’est au sens premier être en vie. Jésus va mourir mais ne demande pas à ses disciples de l’accompagner dans la mort. Il souhaite au contraire qu’ils demeurent vivants pour prolonger son œuvre.

    - Ensuite tout en étant dans le monde, le disciple n’est pas du monde, il n’est pas, comme dit le texte dans son langage mythologique, soumis au Malin, au " prince de ce monde ". Et s’il n’est pas du monde, c’est qu’il est d’ailleurs. Il est de Dieu. Jésus prie pour que ses disciples soient gardés dans le nom de Dieu. Le nom, dans la pensée hébraïque, c’est la personne elle-même. Etre gardé dans le nom de Dieu, c’est être gardé en Dieu lui-même.

    - Enfin ce disciple qui est dans le monde sans être du monde est haï du monde et ici il y a sans doute un écho aux persécutions endurées par les premiers chrétiens au moment de la rédaction de l’évangile.

    Ce qui est particulièrement frappant ici c’est que ces trois traits – être dans le monde sans être du monde tout en subissant l’opposition du monde – sont très exactement ceux qui caractérisent, dans le prologue de l’évangile de Jean, Jésus lui-même : il y est en effet question d’une lumière qui n’est pas du monde mais de Dieu, lumière qui est venue dans le monde et que le monde a rejeté.

    Cette identité de situation entre Jésus et ses disciples est du reste très fortement soulignée par Jésus lui même dans sa prière. Une parole revient comme un leitmotiv dans le texte, c’est " comme moi " : comme moi j’ai été, vous aussi vous serez. Nous voyons donc qu’au moment où Jésus va quitter le monde, il institue à la place qu’il va laisser vacante ses disciples présents et à venir. La prière sacerdotale est un testament qui nous fait héritiers de Jésus. Et cet héritage consiste à rien de moins qu’à reprendre la mission qui a été la sienne, celle d’être envoyés de Dieu dans le monde.

    Jésus vu par Michel Lewis

    Que signifie donc être envoyé de Dieu dans le monde, être dans le monde sans être du monde ?

    Cette idée de double appartenance à la cité des hommes et à la cité de Dieu, pour parler comme saint Augustin, renvoie à la notion religieuse de " sainteté " et le verbe " sanctifier " apparaît du reste à trois reprises dans le texte. " Etre saint ", ce n’est pas, dans la Bible, " être parfait " mais c’est " être mis à part " pour Dieu, consacré à lui, être donc encore une fois dans le monde et " à part " du monde. Jésus nous appelle donc à la sanctification, à une marche vers la sainteté mais en quoi cela consiste-t-il ?

    Le texte nous donne deux éléments de réponse. Une première indication figure au verset 17 : " sanctifie-les par la vérité : ta parole est la vérité ". Nous connaissons bien cette phrase que nous disons au culte avant de lire la Bible. La parole désigne dans cet usage l’Ecriture, tenue pour vérité. Et nous trouvons du reste, dans notre texte, une allusion à cette idée de la vérité de l’Ecriture à propos de l’accomplissement des prophéties concernant Judas (v. 12). Mais l’essentiel est ailleurs : dans notre texte, la parole de Dieu désigne moins l’Ecriture (la Bible) que la parole transmise par Jésus à ses disciples : " Je leur ai donné les paroles que tu m’as données " (v. 8). La parole qui doit nous sanctifier c’est l’enseignement de Jésus reconnu comme parole de Dieu.

    Jean pousse très loin cette idée que Jésus apporte la parole de Dieu. Et c’est ici encore au prologue de l’évangile qu’il faut se reporter. Ce prologue contient deux affirmations très fortes sur la parole. D’abord, il dit : " Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu " (1, v. 1).

    Il y a là une conception de la parole qui est beaucoup plus grecque que juive. La parole ce ne sont pas les Ecritures mais, pourrait-on dire à la manière de Platon, le modèle intelligible, intemporel, anhistorique dont toute parole temporelle, historique transmise par Moïse, par les prophètes ou par Jésus n’est qu’une approximation. Non pas les paroles parlées, mais la parole parlante, vivante, le souffle, l’esprit lui-même indicible qui circule dans l’enseignement des hommes de Dieu et dans la lettre des Ecritures. Non pas les paroles avec un p minuscule mais la Parole avec un P majuscule. Non pas les paroles au pluriel mais la Parole au singulier.

    Il nous dit aussi (v. 14) : " La Parole a été faite chair et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ". Jésus est l’incarnation de la Parole. Derrière ce verset se tient, dans la théologie traditionnelle, toute la doctrine de l’Incarnation, mais j’en proposerais une lecture plus humaine, moins métaphysique : Jésus est à ce point habité par la Parole que celle-ci informe, irradie toutes ses pensées, tous ses actes, toute sa vie. La Parole cesse d’être un principe abstrait pour devenir une vie concrète qui témoigne, dans tous ses aspects, de l’action intérieure de la Parole.

    Etre sanctifié par la parole, c’est donc à l’image de Jésus devenir incarnation de la Parole, être habité par la Parole qui transcende toute parole particulière et transforme nos pensées, nos actes, notre vie tout entière.

    Nous voyons donc que le prologue de Jean opère un double déplacement par rapport à une compréhension qui identifie la parole et les Ecritures. Premier déplacement des paroles particulières, historiquement situées vers le principe dont elles procèdent, la Parole avec un grand P ; deuxième déplacement, des paroles reçues de l’extérieur vers la Parole agissant du dedans

    C’est ce double déplacement que la tradition philosophique d’inspiration chrétienne a cherché à penser sous le nom de " conscience ". Qu’est ce que la conscience sinon ce lieu intérieur de moi-même que la Bible appelle le " cœur ", ce lieu intérieur où se fait entendre la parole de Dieu, une parole qu’aucun discours religieux, qu’aucun système de morale ne peut épuiser ni exprimer de manière totalement adéquate ? Ce lieu où habite le " Dieu plus intérieur à moi-même que moi-même " dont parle saint Augustin.

    Etre sanctifié par la parole, ce n’est donc pas se soumettre à des commandements déterminés venus du dehors, c’est être fidèle à soi-même dans les appels intimes de notre conscience. Et c’est justement cette parole intérieure de la conscience que Jésus éveille par les paroles extérieures de son enseignement.

    La seconde indication qui nous est proposée est une exigence d’unité : " qu’ils soient un comme nous " (v. 11). Et un peu plus loin " comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé " (v. 21). L’unité que Jésus vit avec Dieu qui l’habite, l’unité que nous devons rechercher de la même manière avec la Parole intérieure qui nous constitue dans notre intériorité humaine doit se manifester dans l’unité visible qui nous lie les uns aux autres, c’est-à-dire dans l’amour.

    Plus nous serons attentifs à la parole intérieure du Père qui nous appelle du fonds de nous-même, plus nous nous sentirons frères les uns des autres. Plus nous nous mettrons à l’écoute du Dieu unique qui nous habite, plus nous serons unis les uns aux autres. Et nous retrouvons ce même thème dans l’épître de Jean dont nous avons lu un extrait. L’idée générale en est que l’amour de Dieu – au double sens de l’amour que Dieu a pour nous et de l’amour que nous avons pour Dieu – se rend visible dans l’amour que nous avons les uns pour les autres.

    Et Jésus nous donne lui-même un exemple de cet amour dans la prière sacerdotale, en intercédant pour ses disciples présents et avenir, et au-delà pour l’humanité entière. L’intercession véritable ne consiste pas à prononcer des paroles auxquelles on attribuerait je ne sais quel pouvoir magique, mais à être intimement habités par le souci de l’autre. Et c’est de cette abondance du cœur que doit jaillir l’intercession véritable.

    Etre dans le monde sans être du monde, c’est donc garder la parole de Dieu et rechercher l’unité entre les hommes.

    Et nous reconnaissons dans ces deux exhortations les deux commandements fondamentaux qui, pour Jésus, résument toute la volonté de Dieu : " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute âme, de toute ta pensée. Tu aimeras ton prochain comme toi-même ".

    Nous mesurons aussi par là l’écart qu’il y a entre l’enseignement de Jésus et les conceptions traditionnelles de la religion. On peut dire que la distinction entre ce qui est du monde et ce qui est de Dieu, se trouve dans la plupart des religions, c’est la délimitation entre le domaine du profane et celui du sacré : il y a ainsi, dans nombre de religions, des lieux saints, des temps sacrés, des objets et des corps purs et impurs.

    Nous le voyons dans le récit du premier livre de Samuel que nous avons lu, au sujet des pains qui sont, chaque sabbat, offerts à Dieu. Mais ce qui est important, dans ce récit, c’est la transgression à l’égard des lois rituelles opérée par David qui nourrit ses compagnons d’armes avec les pains consacrés. Cette attitude anticipe celle de Jésus qui va balayer toute distinction du sacré et du profane. Il n’y a pas de lieu saint : " l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne [le mont Garizim où les Samaritains avaient construit un temple] ni à Jérusalem que vous adorerez le Père (…) mais l’heure vient ... et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront en esprit et en vérité " (Jn 4, 21, 23).

    Il n’y a pas davantage de temps sacré : " le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat " (Mc 2, 27). Il n’y a non plus d’objet pur ou impur car la pureté n’est pas dans la coupe et dans le plat mais dans l’intérieur de l’homme (cf. Lc 11, 39). Pour Jésus en somme, une seule réalité peut être pure, sacrée, sainte, c’est l’homme lui-même dans la mesure où il recherche la purification, la consécration, la sanctification de son cœur. Et aussi vil qu’il puisse devenir, l’homme demeure sacré et inviolable, car il est, en sa conscience, la demeure de Dieu.

    Etre dans le monde sans être du monde ce n’est donc pas suivre les règles d’une religion qui délimite les frontières du sacré et du profane, c’est sanctifier son cœur par la fidélité à la parole et par la recherche de l’unité entre les hommes.

    Tel est, mes frères, le testament de Jésus : la Parole en nous et l’unité entre nous. Telle est la lumière d’en haut qui illumine notre présence au monde. Amen.

     

    Mercredi 27 mai 2009 3 27 /05 /Mai /2009 02:20
    - Par Didier Travier - Publié dans : le temps des évangiles - Communauté : Religions en toute liberté

    La foi d’une femme syro-phénicienne (Marc 7, 24-30 et Matthieu 15, 21-28) par Régis Pluchet (Le Mans). Version légèrement remaniée d'un texte écrit pour un numéro spécial du bulletin de Croyants en liberté Sarthe, mai 2003

    " Partant de là, il s’en alla dans le territoire de Tyr. Etant entré dans une maison, il voulait que personne ne le sache, mais il ne put rester ignoré. Car aussitôt une femme, dont la petite fille avait un esprit impur, entendit parler de lui et vint se jeter à ses pieds. Cette femme était grecque, syro-phénicienne de naissance, et elle le priait d’expulser le démon hors de sa fille. Et il lui disait : " Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il ne sied pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens." Mais elle de répliquer et lui dire : " Oui, Seigneur ! et les petits chiens sous la table mangent les miettes des enfants ! " Alors, il lui dit : " A cause de cette parole, va, le démon est sorti de ta fille." Elle retourna dans sa maison et trouva l’enfant étendue sur son lit et le démon parti (Marc 7, 24-30, traduction de la Bible de Jérusalem).

    C’est au groupe biblique de l’Eglise réformée du Mans que je dois la (re-)découverte de ce texte. A première lecture, il m’était apparu significatif d’entendre cette étrangère, une païenne, une femme qui plus est, qui ose répliquer à Jésus. Mais les paroles de celui-ci semblent bien mystérieuses. Bizarre : cette histoire d’enfants et de petits chiens. Là, on a besoin de l’exégèse pour comprendre : à l’époque de Jésus, ce sont des expressions habituelle pour désigner le peuple juif (les enfants) et les païens (les chiens, un terme quelque peu méprisant). Autrement dit Jésus rudoie cette femme. Mais la femme lui réplique aussitôt et Jésus se laisse toucher.

    Si Jésus a des mots durs pour cette femme, c’est sans doute qu’il est las qu’on le sollicite, mais c’est peut-être aussi pour l’éprouver. Il vient de s’affronter aux Pharisiens, de remettre en question les notions de pur et d’impur, et même ses disciples avaient du mal à le comprendre. Sans doute a-t-il besoin de prendre un peu de recul vis-à-vis de la foule qui l’entoure. Il quitte la Galilée pour passer en terre étrangère (même s’il s’agit toujours d’une province romaine), en terre païenne. Mais voilà que même là on ne le laisse pas en paix. Même s’il a besoin de repos, la dureté des mots de Jésus me semble assez stupéfiante par rapport à l’image habituelle de compassion que l’on peut avoir de lui, lui que l’on présente sous un jour convivial, qui peut en découdre, certes, avec certaines autorités, mais qui respectent ceux qui viennent à lui, surtout s’ils souffrent.


    la femme "Cananéenne", miniatures du Codex Egbert (vers 980), lien  

    Mais en y réfléchissant, je crois que cette dureté montre bien son humanité. Contrairement à ce que l’on nous dit traditionnellement dans les Eglises, je pense que Jésus est un homme imparfait, qui fait des erreurs, qui a ses limites comme chacun(e) de nous. Ici, il se laisse aller à une expression peut-être compréhensible dans la bouche d’un autre homme, mais qui est presque méprisante et en tout cas digne d’un " macho " qui ne va pas s’en laisser conter par une femme. Mais celle-ci ne se démonte pas. Sa réponse, du tac au tac, en touchant Jésus, provoque chez lui une prise de conscience. Pour l’exégèse classique, cette histoire marque un tournant : désormais la prédication de Jésus ne s’adressera plus seulement aux Juifs, mais aura une portée universelle.

    Je pense que l’on peut aussi l’envisager avec une autre perspective. Jésus comprend mieux sa mission. Autrement dit, il n’a pas su d’emblée quelle est sa mission. Il doute, il hésite, il se trompe sans doute parfois. Car il n’est qu’un homme et non pas un Dieu au sens où on nous l’a enseigné. Dans ce texte, il nous montre ses faiblesses d’homme, de rabbi un peu " macho ", mais aussi sa force intérieure quand il est pleinement homme, en accédant progressivement à une certaine intériorité qui révèle sa filiation divine. Peu après, ce sera d’ailleurs la Transfiguration, cette manifestation de sa divinité. Mais ce n’est pas, à mon avis, une divinité qui le met à part des hommes, mais la révélation de la divinité qui existe au fond de chacun(e) de nous. Rares sont les hommes et les femmes qui arrivent à vivre cette divinité dans une telle plénitude, au-delà des conditionnements, des émotions, des blessures. C’est d’ailleurs justement ce qu’il a enseigné auparavant (Marc 7, 14-23) : c’est tout ce qui emprisonne le cœur de l’homme qui est impur, et qui doit être dépassé.

    Quant à cette histoire de démon qui a motivé la démarche de cette femme, je pense qu’on peut la comprendre à un niveau psychologique. Sa fille est en proie à un problème grave. Qui sait s’il ne s’agit pas d’un problème de relation avec sa mère ? En tout cas, je me demande si ce n’est pas la démarche de la mère qui a guéri la fille, plus qu’un pouvoir " magique " de Jésus (même s’il a aussi des capacités de guérisseur). Peut-être la fille est-elle guérie parce que la racine du problème venait de la mère et que la mère s’est elle-même guérie d’une blessure personnelle dont elle a su se libérer en osant s’adresser ainsi à Jésus et lui répliquer.

    Régis Pluchet est membre de l'Assemblée fraternelle des chrétiens unitariens (AFCU) et représente cette association au sein du Conseil des unitariens et universalistes français (CUUF)

     

    Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 13:40
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